• Elections 2012: les troupes se préparent

    Les élections communales auront lieu dans moins d'un an.

    6 ans après le dernier scrutin, qu'est-ce qui a changé?

    Remontons le temps et rappelons-nous que le nombre de listes avait explosé, avec - outre les traditionnelles Défi et Clarté -, pas moins de trois listes étiquetées PS, une liste étiquetée MR et Ecolo.

    Le PS avait payé cher l'éclatement avec un seul élu là où l'unité aurait apporté minimum un siège de plus, peut-être deux. Remontons encore six ans plus tôt et nous verrons qu'Ecolo, avec deux élus en 2000, était monté au Collège. Bien sûr, deux élus ne garantissent rien... mais un seul ne permet rien.

    Aujourd'hui, les choses semblent se clarifier.

    André Bodson a "tiré" le premier en annonçant la fusion des listes tirées jusqu'ici par lui-même, par Michel Barbier (les moins jeunes se souviendront des tensions extrêmes entre les deux hommes) et par Gérard Bournonville. Au sein du Conseil actuel, une telle alliance pèse 14 sièges sur 19.

    Notons au passage qu'elle incorpore Dominique Dehombreux (CIF en 2006), candidat étiqueté PS jadis, passé au MR entretemps et aujourd'hui dans la liste d'André Bodson.

    Soit 4 listes de 2006 qui n'en font plus qu'une.

    Ecolo continue comme partout en Wallonie à faire cavalier seul. C'est à première vue la principale motivation de la fusion précitée: avoir derrière le bourgmestre un groupe assez fort pour éviter toute alliance avec Ecolo. Je doute qu'ils l'écrivent dans leurs futurs tracts mais cela transpire assez clairement...

    Restaient deux inconnues: la liste officielle PS et la liste portée par Pascal Jossart (élu PS jusqu'en 2006 - rappelons que le PS avait alors deux élus).

    L'Avenir m'apprend cette semaine qu'Alain Bultot, tête de liste PS en 2006 (et candidat Ecolo par le passé), mènera une liste d'ouverture. On n'en sait pas plus sur "ouverture à qui": je l'ai dit plus haut, Ecolo ne joue pas les cartels et les listes de tendance CDH et MR ont fusionné. Reste donc à voir qui "en sera", sous quelle bannière (gommera-t-on toute référence au PS - a priori oui s'il s'agit d'une liste d'ouverture). Autre question: s'agit-il d'une démarche du citoyen Alain Bultot ou d'une démarche du groupe PS de Floreffe? Je l'ignore, les deux sont possibles mais faut-il par contre s'attendre à une liste PS à côté de cette liste d'ouverture, telle est la vraie question que je me pose.

    Enfin, dernière question: est-ce que Pascal Jossart retentera l'aventure, avec qui, sous quelle bannière? Je l'ignore.

    Mais la question des listes, fusions et autres tentatives de séduction cache d'autres questions: quels seront encore les liens entre ces listes et les listes régionales?

    A titre personnel, quand je vote pour un candidat aux communales, j'aime connaître deux choses, en plus du programme purement communal:

    --> Quel candidat régional sera soutenu par le bourgmestre ou l'échevin pour lequel j'aurai voté? C'est en effet bien beau de gommer toute référence à un parti pour obtenir le vote de toutes types de public mais nous savons tous qu'un bourgmestre est toujours proche d'un parti. Or voter pour un bourgmestre qui se dit au-delà des clivages... et qui six mois plus tard s'affiche CDH ou MR ou.. quand il s'agit de soutenir un candidat régional, cela me met très mal à l'aise.

    --> Quel relais, quelles synergies sont envisageables avec les majorités régionales? C'est un secret de polichinelle qu'une majorité similaire à la région peut aider à faire avancer des dossiers... encore faut-il savoir, au moment de voter, si la liste ou le candidat qu'on soutient aura - ou pas - cette capacité. Pas évident quand une liste affiche des candidats d'au moins trois horizons différents.

    L'idéal serait donc que les listes osent afficher leurs tendances (soit par liste, soit par candidat) et mieux encore les accords pris au sein de la liste. J'entends par exemple parler d'accord au sein de la liste Clarté pour garantir aux nouveaux venus certains postes: jouez franc jeu et annoncez la couleur...