• Ce ne sont pas mes oignons… mais tout de même !

     

    Je lis avec surprise dans L’Avenir ce matin que le permis pour un hangar à oignons à Floriffoux a été refusé par le Collège floreffois.

     

    Au seul motif que… cela nuit à la qualité paysagère.

     

    De quoi parlons-nous ?

     

    De deux Floreffois, les frères Debilde (que je ne connais pas) installés dans l’hyper-centre de Floriffoux, à proximité de l’école primaire, qui ont une activité économique dans leur village.

     

    Faut-il s’en plaindre ?

    Faut-il freiner leur développement ?

     

    Aujourd’hui, ils veulent un hangar plus grand, plus adapté à leur production. Sur un terrain situé en terre agricole. A-GRI-COLE.


    Faut-il leur reprocher d’avoir une entreprise florissante ?
    Faut-il leur reprocher de vouloir rester dans la commune de Floreffe ?
    Faut-il leur reprocher de vouloir installer un hangar sur un terrain agricole ?

    Est-ce plus incongru d’avoir un hangar à oignons en plein milieu des champs, à plusieurs centaines de mètres de la première maison, qu’en plein centre du village, avec des camions de Colruyt qui peinent à manœuvrer ?

     

    Je ne comprends pas la logique. « Cela nuit à la qualité paysagère ». Parfait : que faut-il penser des éoliennes de Taravisée qui sont visibles depuis cet endroit et nuisent tout autant si pas plus à la qualité paysagère ?

     

    Sont-elles une initiative floreffoise ?

    Ont-elles créé de l’emploi à Floreffe ?

     

    Non ! Et pourtant elles sont bien là.

     

    Je trouve que sur ce dossier, probablement influencé par les critiques des riverains, le Collège a singulièrement manqué de courage politique.

     

    Demain, avec ce genre de décisions, les personnes entreprenantes iront s’installer ailleurs, dans d’autres communes et Floreffe pourra devenir une belle cité dortoir, sans nuisances. Mais sans emploi.